Les 20 & 27 juin prochains, votez écologiste !

Edito de Julien Bayou

24 jours, il reste 24 jours avant le premier tour des élections départementales et régionales !

Alors que tous les autres partis considèrent ces élections comme une élection intermédiaire, nous, les écologistes, savons que ce sont des élections à part entière.

Le projet écologiste est le projet qui peut rassembler.

Renforcer nos positions et même gagner des régions et des départements, c’est nous donner les outils pour mettre en œuvre la transition écologique dans la justice sociale. Certain·es semblent bien souvent l’oublier mais les régions et les départements ont des compétences qui permettent d’agir concrètement : par exemple sur le développement économique en critérisant les aides économiques, comme nous le proposons, en investissant de façon massive dans les transports du quotidien, en soutenant une alimentation bio et locale ou encore en réduisant les consommations de matières premières, en optimisant la sobriété des entreprises et en créant des emplois durables.

Les candidat·es écologistes aux élections départementales et régionales font campagne pour que demain nos territoires soient au service de leurs habitant·es, pour préserver leur cadre de vie et leur avenir. Elles et ils défendent l’application locale des propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat pour répondre à l’urgence climatique.

Retrouvez les portraits de nos têtes de liste ci-dessous et rejoignez leurs campagnes pour la dernière ligne droite !

Soyons présent·es sur le terrain, sur les réseaux sociaux, auprès de nos voisin·es, dans nos cercles familiaux.

Jamais la demande de l’écologie n’a été aussi forte dans la société.

C’est notre mobilisation qui fera la différence, comme aux élections européennes et aux municipales.

Soyons à l’heure au plus beau des rendez-vous, le rendez-vous de l’espoir. Bonne campagne.

Julien Bayou, Secrétaire national EELV

la LINO, Un projet d’un autre temps

On nous annonce l’arrivée de la LINO prochainement, ce tracé de 5 km de route entre un nouveau raccordement à l’A25 et Eurasanté, ceci depuis 1973…

Ce qui était peut-être acceptable il y a près de cinquante ans, ne l’est plus aujourd’hui, même si le projet a été « adouci ». Le problème principal demeure : c’est un tracé principalement routier qui traverse l’aire d’alimentation des champs captants qui représentent 40 % de l’alimentation en eau potable de la métropole.

Au regard des lois récentes sur l’environnement, le PLU2 (plan local d’Urbanisme), la loi sur l’eau, le Plan Climat Air-Energie Territoire (PCAET), etc. il y a bien incompatibilité avec l’urgence écologique !

Un budget supplémentaire de plus de 20 millions d’euros vient d’être voté à la MEL – hors du groupe des écologistes – Le projet initialement prévu à 51,3 millions d’euros dépasse maintenant les 72 millions d’euros, « ce montant est quasi comparable à l’investissement prévu pour la totalité des infrastructures cyclables de notre métropole durant le mandat. » déclare Melissa Camara élue du groupe « Métropole Ecologiste Citoyenne et Solidaire » à la MEL.Oui, il faut une vision globale non seulement sur Loos mais sur l’ensemble de la Métropole sud pour offrir des alternatives au « tout voiture » : le train, le train + vélo, le tramway, le co-voiturage, etc.

Nous saluons le travail des associations écologistes et des particuliers qui constatent bien que ce projet est d’un autre temps.

Dans le cadre de l’enquête publique, nous émettons un avis défavorable.

EELV Loos

Jean-Luc Munro

Rémi Leciak

Non à la fermeture de la gare de Lomme !

Nous étions nombreux/ses ce samedi matin à protester devant la gare
eelv-Loos était présent avec les Verts de la métropoles et avec les organisations syndicales…
Voici un extrait du discours prononcé par Véronique Deleplanque, élue Lomme Verte, et Octave Delepiere, militant écologiste lambersartois :
« Nous sommes impressionnés par le manque de cohérence des politiques de mobilités menées aujourd’hui. Comment défendre une ville apaisée, si nous supprimons un service essentiel pour l’achat de titres de transport ? Pour nous, écologistes, le rail est une réelle alternative aux transports carbonés, qui polluent l’air que nous respirons. L’eurodéputée écologiste Karima Delli, également présidente de la commission Transport, se bat avec détermination pour le retour des trains de nuit. Comme elle, nous sommes persuadés que la bataille pour la défense des services public de transports n’est jamais perdue.
Nous appelons la SNCF à revoir sa décision d’abandonner la Gare de Lomme, lieu historique à la croisée des communes de Lomme et de Lambersart. Le contexte sanitaire actuel favorise la venue de clients dans les agences de proximité, comme celle de Lomme. Qui n’apprécierait pas d’être reçu par du personnel efficace et agréable ? Un service public ne devrait pas avoir pour objectif de devenir rentable, mais au contraire d’être au service des habitants et des habitantes.
C’est une aberration à l’heure où nous devons inventer le monde d’après. Les mobilités doivent être au cœur de nos réflexions, vers un mode de vie plus apaisé. Pour atteindre les objectifs des Accords de Paris, il nous faut, aujourd’hui plus que jamais, engager une politique ambitieuse en faveur d’une transition écologique, et particulièrement sur nos déplacements. C’est pourquoi nous sommes mobilisés aujourd’hui aux côtés des agents SNCF.
»

Il nous faut, aujourd’hui plus que jamais, engager une politique ambitieuse en faveur d’une transition écologique, et particulièrement sur nos déplacements.

Oui le vélo rue Foch c’est la galère

Suite à l’article du Voix du Nord du 17 décembre 2020, il est clair que le parcours de la rue Foch en deux  roues est bien hasardeux, les témoignages sont là.En traversant de Lille vers Haubourdin de l’entrée de Loos jusqu’au panneau Haubourdin, c’est une alternance de changements de situations entre une vraie bande cyclable, les vélos avec les bus, les bandes cyclables le long  des voitures en stationnement, la circulation des vélos sur le trottoir, la circulation commune pour tous les véhicules, les arrêts de bus, on subit 16 changements de situation.

Dans l’autre sens vers Lille, c’est une douzaine.Il peut y avoir jusqu’à trois changements de rythme en moins de 100 mètres ce qui a certainement pour but de stimuler l’attention des cyclistes et des conducteurs !Ces nouveaux aménagements, terminés début 2020 suite à l’aménagement de la Liane 5 sont le résultats de longs et douloureux travaux pour 4 millions d’euros (article sur le site de eelv Loos :<https://eelvloos59.wordpress.com/2019/10/01/2019-n-148-rue-foch-tout-ca-pour-ca/>)Il est bien évident que la largeur de la rue ne permettait l’amélioration en même temps de la circulation des voitures, des vélos et des piétons. Et ce ne sont pas encore les bons choix qui ont été faits, la priorité à la voiture, l’élargissement de certains trottoirs vite encombrés avec l’ajout des petits arbres empotés.Résultat : Les bus englués dans la circulation, le vélo en pointillé. Il aurait fallu le courage de supprimer des places de stationnement pour améliorer le trajet des bus et des vélos. Pas très convaincant pour abandonner sa voiture !

Heureusement, le tramway est annoncé, il nous faut sur Loos repenser cela en concertation avec la MEL et améliorer cette circulation, rue Foch et pas seulement.

Contre la loi de sécurité globale, rassemblement samedi à 11 h Lille

EELV Lille Lomme Hellemmes et Environs

[Communiqué de Presse]

EELV Lille Lomme Hellemmes et Environs s’associe à l’appel au rassemblement de la Ligue des Droits de l’Homme contre la proposition de loi de “Sécurité Globale »

SAMEDI 21 NOVEMBRE 11 HEURES
Place de la République, Parvis des droits de l’Homme

Les députés de la majorité LREM ont déposé une proposition de loi (PPL) dite de « sécurité globale ». Pensé à l’origine pour acter un élargissement des compétences de la police municipale, ce texte est en réalité largement piloté par Gérald Darmanin, permettant au Gouvernement de faire passer par truchement des dispositions controversées sans réaliser d’étude d’impact, ni solliciter le Conseil d’État. Et ces articles controversés sont nombreux.

L’article 24 veut interdire au public de diffuser l’image de policiers, ces images pourront être prises mais ne pourront être exploitées, ni sur les réseaux sociaux, ni par les journalistes ou la justice, sans floutage. Le fait « de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un fonctionnaire de la police nationale ou d’un militaire de la gendarmerie nationale lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police. » pourrait ainsi être puni de 45000€ d’amende et d’un an de prison. Cet article répond à une demande de longue date des syndicats de police les plus radicaux. Il vise à dissuader, de fait, les citoyen.nes de filmer les opérations de police, il remet en question la capacité de la justice à poursuivre en cas de violences commises par des agents des forces de l’ordre, mais aussi la liberté de la presse qui ne pourra plus diffuser ces images sans floutage.

L’ article 22 veut légaliser la surveillance par drone. Cet article, s’il devait être adopté, constitue un pas de plus dans l’approche « confrontationnelle » du maintien de l’ordre du gouvernement. Cette doctrine vise avant tout à dissuader la population de participer à des manifestations, que ce soit par épuisement psychologique des participant.e.s (pratique de la nasse, blocage ou filtrage des entrées et sorties du parcours, fouilles au corps …) ou par des violences physiques (gaz lacrymogènes, LBD, grenades de désencerclement, charges). Cette approche traite les manifestant.e.s comme des flux qu’il s’agit uniquement de canaliser, de dévier, de retenir ou d’écouler et non pas comme des individualités.

Les écologistes sont partisans d’une approche dite « d’accompagnement », telle qu’elle existe avec succès en Allemagne, en Suède ou en Suisse. Cette doctrine se concentre sur la protection des manifestants – pour éviter les phénomènes de solidarités et de violences provoqués par les nasses à la française – le dialogue permanent et la désescalade de la violence.

Enfin, l’article 21 veut déréguler l’utilisation des caméras mobiles portées par les forces de l’ordre, et l’article 25 leur permettrait de porter leur arme de service en dehors des heures de service et dans les lieux publics.

Prétextant une situation sécuritaire dégradée, le Gouvernement alimente en réalité la surenchère sécuritaire dans notre pays, sans réel fondement. C’est pourquoi EELV demande le rejet de la proposition de loi dite de « sécurité globale » et en particulier le retrait de l’article 24.

Lise Daleux & Simon JAMELIN Co-secrétaires

La réponse de Pauline Ségard, à Anne Voituriez à propos de la forte demande de logements sociaux

Pauline Ségard, Présidente du groupe politique Métropole Ecologiste citoyenne et solidaire, réponse à Anne Voituriez suite à l’article de la VdN du 23/10/20

Le 26 octobre

📍 Anne Voituriez, Vice-présidente (VP) au Logement et à l’Habitat de la Métropole Européenne de Lille, donne quelques réponses dans cet article avec lesquelles (ALERTE DIVULGACHÂGE) je ne suis pas forcément d’accord.

❌ Elle affirme « que 60 % de la population des 95 communes de la MEL est éligible au logement social. C’est beaucoup ! »➡️ En fait non, ce n’est pas tant que ça, quand on sait que 64 % de la population française est éligible au logement social au regard de ses revenus. Cela devrait nous pousser à revoir la caricature du HLM n’accueillant que des personnes pauvres et/ou sans emploi (suivez mon regard…).

❌ J’en viens à sa deuxième affirmation surprenante : « Le logement social concerne une population modeste. »

➡️ Certes, le qualificatif « modeste » est vague. Mais affirmer que 64 % de la population française est « modeste » semble assez éloigné de ce que l’on peut entendre par ce terme. D’autant que plusieurs études récentes ont montré que, en réalité, plus on est pauvres, moins on accède facilement au logement social.

➡️ Donc non, le logement social ne concerne pas que les populations modestes, il concerne une large partie de la population, dont une bonne part de la classe moyenne. La mauvaise image qui colle à la peau des HLM et qui peut pousser des maires et une partie de la population à rejeter la construction de logements sociaux dans leur voisinage est donc très loin d’être justifiée.

❌ Quant à la construction de logements sociaux sur le territoire métropolitain, la VP déclare : « Le programme de renouvellement urbain (8 communes) ajoute 300 reconstructions aux 2 000 constructions de la MEL chaque année. Mais, ça ne suffit pas. »

➡️ Cela suffit d’autant moins que, on a pu le constater lors de l’adoption du programme de renouvellement urbain (ANRU) à la fin de l’année 2019, il est difficile de trouver des villes qui acceptent d’accueillir les logements sociaux détruits dans le cadre des opérations ANRU. Lors du vote, l’intégralité de la reconstitution du parc détruit n’était pas fléchée. Il y a donc un vrai problème de volonté politique dans certaines communes.

❌ Face à l’insuffisance constatée par la VP, elle explique que : « Une solution commence à se mettre en œuvre avec [les bailleurs sociaux] : ils revendent une partie de leur parc à leurs locataires et peuvent ainsi retrouver de la trésorerie pour reconstruire. »

➡️ Ce n’est pas tant une solution qu’une obligation induite par la politique du gouvernement en matière de logement social : les bailleurs subissant la baisse des APL, ils sont contraints de vendre une partie de leur parc. Sauf que pour construire de nouveaux logements, il faut du foncier disponible. Et que ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple à trouver dans notre métropole déjà dense.

✅ Là où je suis d’accord avec Anne Voituriez, c’est quand elle affirme que « Et le problème aussi, c’est que la MEL, très attractive, ne peut accueillir tout le département. D’autant qu’un jour, les villes auront atteint leur équilibre et auront une capacité d’absorption restreinte. »

🤔 Tout à fait, mais l’exécutif dont elle fait partie continue de faire de l’attractivité de la MEL une dimension centrale de sa politique. Il y a comme une contradiction politique majeure.

❌ Enfin, ce que ne dit pas Anne Voituriez, c’est que la tension sur le logement social concerne surtout les logements très sociaux (ce qu’on appelle les PLAI), puisque 71 % des demandeurs y sont éligibles. Et la MEL n’en construit pas assez. Il suffit de lire l’évaluation du Plan Local de l’Habitat actuel (PLH2) pour en être convaincus : « « L’offre locative sociale neuve est déconnectée d’une partie des besoins. Si la production neuve fait la part belle au locatif social, les niveaux de loyer sont trop élevés pour les ménages les plus précaires. »

➡️ Bref, je ne suis pas convaincue et continuerai d’intervenir de façon constructive, comme je l’ai fait lors de la dernière commission « Aménagement durable du territoire – Urbanisme – Logement – Politique de la ville », dans laquelle je siège.

Après un nouveau massacre d’un espace boisé rue Berthelot quartier Clemenceau ! retour sur la politique des espaces verts à Loos

C’est plus de quatre hectares de trois parcs arborés du 19e siècle qui vont être bétonné. Alors nous revenons sur la délibération du Conseil Municipal du 25 juin 2020, à l’annonce de la création d’un jardin de 507 m2 rue Jules Ferry à coté du passage à niveau vous avions eu une longue intervention vantant les dits mérites écologiques de notre municipalité, je parlais effectivement du confetti vert mais aussi de la grosse tâche de béton du futur lotissement de 42 logements rue Berthelot : 

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Au delà du long habillage de cette délibération, on nous parle de Projet de Développement Durable (PDA), clé de voute du PLU2, de la nature en ville, de trame Verte et Bleue, de corridor écologique, etc. C’est bien, nous ne pouvons qu’approuver.

Alors alléché par cette belle annonce, je suis allé voir sur le cadastre et muni d’une loupe j’ai trouvé notre triangle des Bermudes Loossois  un triangle de 507 m2 coincé contre la voie ferrée, la rue Jules Ferry et un haut pignon de maison.

Effectivement vu le terrain, cela n’intéressait pas du tout nos promoteurs habituels de notre ville. Alors comme pour le parc Danel lorsqu’un terrain est inexploitable pour en faire une opération immobilière juteuse on en fait un parc et c’est bien…

Mais d’autre part notre municipalité signe des Permis de Construire sur nos derniers espaces verts, il y a eu le lycée Saint Vincent avec l’abattage de nombreux arbres centenaires et ça continue ! bientôt rue Marcelin Berthelot avec un lotissement de 42 logements sur les trois parcs à l’arrière des maisons de maitres de la rue Léon Gambetta, entrainant de nouveau l’abattage d’arbres anciens

(C’est vrai qu’enchanté par ce texte plus vert que vert, je pensais effectivement que le projet portait sur les terrains en friches de chaque coté de la voie ferrée

C’est un projet que nous portons depuis de nombreuses années, en particulier le long de la voie ferrée vers la station de métro du CHU – Centre Oscar Lambret, rue Frederic Combemale,  pour la préservation de ce corridor écologique et surtout l’aménagement piétons et vélos vers la station de métro en partenariat avec la ville de Lille et la MEL.

Et bien au delà, oui c’est bien la trame verte de chaque côté de la Voie SNCF de la ligne Lille vers La Bassée… Nous attendons la suite.

Alors pour revenir à notre confetti, oui c’est une bonne entrée pour notre ville côté rue Jules Ferry, oui à un ilot de fraicheur à proximité des habitants des environs.

Alors nous attendons le projet d’un petit jardin peut-être partagé ou un autre projet à débattre avec les habitants du quartier dans un prochain Comité de quartier ?

Nous l’espérons, mais constatons que sur cette même trame verte, la friche SNCF de la  rue Danton à proximité du passage à niveau, deux erreurs ont été déjà faites, 

le parc pour les chiens n’a pas été débattu, ni présenté en Conseil Municipal, ni en Comité de Quartier et 2e point  le première acte fut de raser tous les arbustes et buissons sur ce terrain, vous allez nous dire peut-être que c’est la SNCF mais il fallait négocier.

En conclusion, nous votons oui en espérons une large consultation, et une vision plus large sur l’ensemble de ces espaces verts à préserver dans notre ville.

L’urgence écologique à Loos aussi !

RENCONTRE  EELV— Loos ouVerte JEUDI 19 SEPTEMBRE 2019

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Introduction Jean-Luc Munro, élu EELV Loos ouVerte
Cette réunion n’est pas une présentation de liste électorale pour les municipales mais a pour but de mobiliser sur les questions écologiques pour cette élection. Vu l’urgence et les derniers rapports sur le climat : augmentation de 2° et c’est exponentiel… il est important d’agir au niveau global, comme au niveau local et ne pas en rester au discours.
Ne pas oublier la dimension métropolitaine car la MEL gère de nombreux domaines : transport, urbanisme, déchets…. et les futurs élus municipaux qui représenteront la municipalité à la MEL ont un rôle important pour défendre une politique de transition écologique et dans l’aménagement du territoire.

Intervention de Ghislain Dhalluin
Rappel de la mobilisation d’habitants pour défendre les arbres du parc Saint Vincent, poumon vert de 7 hectares. Compte tenu de l’environnement très pollué avec la proximité de grands axes routiers, les vertus très nombreuses de l’arbre en ville, c’est une perte écologique pour les loossois. Le permis de construire n’a pas tenu compte de cet impact environnemental. Le collectif a pris connaissance du permis de construire trop tardivement pour éviter l’abattage des 69 arbres. Néanmoins, six erreurs ont été relevées dans ce dossier et une action en justice a été lancée pour dénoncer ces irrégularités et éviter d’autres projets similaires. Une veille pour vérifier les permis en cours est mise en place. Constat également qu’ils ne sont pas très accessibles et visibles et que le collectif l’a dénoncé dans un courrier adressé à Madame le Maire.

Intervention de Rémi Leciak de EELV-Loos
Actuellement constat d’une course à l’urbanisation et au bétonnage à Loos. Comment faire évoluer Loos ?
Renforcer la nature en ville pour et par les loossois. Associer les loossois dans les projets d’aménagement de la ville.
Il faut agir contre les passoires thermiques des bâtiments et des habitations, agir pour une meilleure circulation en ville avec développement des déplacements doux et ce ne sera malheureusement pas le cas pour la rue Foch après les longs travaux pour la Liane 5 subis par les loossois.
Agir pour une meilleure alimentation en favorisant le local et le bio, notamment  pour les enfants dans les cantines, pour les aînés dans les structures d’accueil.
Nous aurons un beau restaurant passif prochainement mais les plats seront livrés « tout prêts » livrés par Sodexo.
Agir pour préserver nos dernières terres agricoles et préserver les champs captants en sachant qu’il y a des projets d’extension d’Eurasanté.

Lecture d’un message d’Hélène Allée de l’association « Entrelianes » à propos du plateau de Flesquières par Didier Laverre EELV-Loos.
Des réunions publiques organisées par l’association ont eu lieu pour alerter sur les fortes pressions d’urbanisation qui menacent la biodiversité et les ressources en eau sur ce secteur et continuer à développer les trames verte et bleue.

Intervention de Stéphane Baly, élu EELV à Lille et candidat pour les municipales lilloises en 2020.

2 RIMG0370Les combats écologiques sont à mener au niveau des villes mais aussi de la MEL. Les écologistes veulent éviter les prises de positions et actions des maires uniquement pour leur ville mais sans cohérence à l’échelle de la métropole et les petits arrangements dossiers par dossiers entre élu·e·s de tous bords. Les écologistes veulent un groupe tenant un langage commun. Il faut du courage politique et dépasser les intérêts de « sa » commune,  ne pas avoir un double discours souvent constaté. Il faut qu’il y ait une cohérence urbaine à l’échelle de la ville et de la métropole.
70 propositions ont été évoquées par les écologistes pour une mobilité écologique.
Ils ont été les premiers en 2008 à élaborer un projet communautaire…

Témoignage de Thierry Dereux Président de France Nature Environnement Haut de France.
L’importance des associations dans le combat écologique et nécessité de faire de la « résistance ». Il est présent en tant que représentant du mouvement associatif. Il rappelle l’importance d’un programme communautaire volontaire pour développer une politique de transition écologique.

Interventions du public
Evocation de difficultés de se déplacer en vélo dans la ville et des aménagements des bandes cyclables pas sécurisés. Stéphane Baly indique l’existence d’une enquête sur les déplacements en vélo en ville (site « parlons vélo »)
Les décharges sauvages : comment responsabiliser les gens ?
Signature à la MEL du dispositif ZFE (Zone à Faible Emission) avec 11 communes associées dont Loos.…

Le permis de construire du projet Saint- Vincent à Loos attaqué en justice

Pot de terre contre pot de fer ? Le collectif La Nature en vrille, qui s’inquiète des conséquences de l’urbanisation du parc Saint-Vincent pour l’environnement et la santé des Loosois, n’a pas à sa disposition les mêmes moyens techniques, financiers et juridiques que le promoteur du projet et la ville. Mais ses militants ont pour eux la persévérance. Si les arbres ont déjà été abattus, il n’est pas encore trop tard, selon eux, pour faire parler le droit.

Par Franck Bazin | Publié le 04/07/201937 partages  Partager  Twitter 

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Pour les écologistes, le nombre d’arbres replantés est largement inférieur au nombre annoncé. Archives La Voix

Obtenir puis éplucher le permis de construire d’un projet aussi important que l’urbanisation du parc Saint-Vincent-de-Paul n’est pas chose aisée. Surtout pour des militants associatifs dont la ténacité et la bonne volonté sont quasiment les seules armes.

Pour autant, la Nature en vrille, mobilisée depuis le début contre ce projet, n’a jamais baissé les bras. Et quand des obstacles administratifs ou juridiques se sont dressés, elle a su trouver les bons alliés, comme l’ASPI (Association pour la suppression des pollutions industrielles) de Roubaix. Ce rapprochement permet aux militants loosois de « déposer devant le tribunal administratif un recours en excès de pouvoir ». Cette démarche est la seule possible, considérant que le délai de deux mois après la publication du permis est largement dépassé.

Car c’est bien le permis qui est en cause et, plus exactement 5 points que les écologistes contestent formellement.

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Déclaration mensongère. Pour eux, il y a d’abord une « déclaration mensongère à l’administration dans la «Demande d’examen au cas par cas préalable à la réalisation d’une étude d’impact»  ». C’est au promoteur de dire s’il y a lieu ou non de faire réaliser une telle étude, charge à la ville de confirmer ou non le point de vue exprimé. Pour la société Proxity, le projet n’aura pas de conséquences sur la biodiversité, ce qu’a validé la mairie. « Ce qui est faux et mensonger, s’emporte les militants. Comment peut-on dire qu’il n’y a pas de perturbations de la biodiversité, de la faune et de la flore quand on sait que l’emprise au sol des projets de construction est de 7 950 m² pour la partie résidentielle, qui sont autant de mètres carrés de milieux boisés patrimoniaux détruits, sans compter que la vie en sous-sol sera, elle aussi, dégradée par la construction de parking sous-terrain. » 

L’action en justice ne fera pas repousser les arbres coupés. Mais la Nature en vrille veut montrer sont intention de faire valoir le droit. Archives La Voix.

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Pas le bon permis. Deuxième point, la nature du permis en elle-même. Pour les associatifs, l’ampleur du projet devait passer par un permis d’aménager et non un simple permis de construire.

La Nature en vrille veut mettre en place une veille pour étudier tous les prochains permis de construire loosois qui pourraient avoir des conséquences sur l’environnement. Archives La Voix

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Falsification. Troisièmement, le recours pointe une « falsification sur le nombre d’arbre à abattre et/ou le nombre d’arbres replantés sur une parcelle destinée à devenir domaine public ». On parle ici de la bande de terrain le long de la rue Gambetta. Dans le recours, il est précisé que le nombre d’arbres replantés est indiqué… alors qu’aucun arbre n’est supposé avoir été coupé là.

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Jean-Luc Munro et le collectif savent que la justice mettra de un à trois ans avant d’apporter une réponse. Archives La Voix

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Mauvais compte. Lors des présentations au public, il a été annoncé que 172 arbres seront replantés pour compenser les 69 « arbres de haut jet à abattre ». En croisant plusieurs sources, les écologistes ont trouvé un résultat très différent. Les 172 végétaux comprennent, selon eux, les haies à venir. Il n’y aurait en fait que 44 arbres de haut jet replantés, moins donc que le nombre d’arbres coupés.

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Côté rue Gambetta, des arbres doivent être replantés alors que, selon les militants, il n’est pas mentionné que certains doivent être coupés à cet endroit.Archives La Voix

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Non respect. Dernière attaque, toujours concernant les arbres, du côté du pôle enseignement cette fois. Les associatifs expliquent que le permis de construire initial stipulait que « l’arbre situé à côté de cet abri, présentant des risques, sera abattu et remplacé. » Sauf que ce n’est pas un mais quatre arbres de grandes tailles qui ont été mis au sol.

« En raison de toutes ces fraudes », un courrier, signé par Jean-Luc Munro et Ghislain Dhalluin, au nom de la Nature en vrille, a été adressé à Anne Voituriez, maire de Loos, pour lui demander de « retirer les permis de construire ». Sans réponse dans un délai de 2 mois, le recours a été déposé devant le TA.

« Les Verts ne feront pas d’alliance avec les macronistes »

Ouest-France le 08/06/19

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David Cormand, secrétaire national d’Europe Écologie-les Verts. | STÉPHANE VERNAY / OUEST-FRANCE

David Cormand, secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts, dresse le bilan des élections européennes et évoque la stratégie du parti pour les prochaines élections municipales. Pour les Verts, c’est clair : « Ce sera sans la droite. Ni l’extrême droite, ni la droite conservatrice, ni la droite libérale. Donc pas d’alliance avec les macronistes. »

Les prochaines élections municipales, c’est dans neuf mois. Auréolés de leur très bon score aux européennes, les Verts comptent peser dans ce scrutin local. « Cette nouvelle aventure sera à construire d’abord avec les trois millions d’électrices et d’électeurs ayant voté pour nous le 26 mai. Nous voulons aussi nous adresser en priorité à la génération climat et à la société civile écologiste. Mais il est également important de converger avec d’autres forces politiques constituées. Je pense à Delphine Batho et Dominique Bourg, d’Urgence écologie. Je pense aussi au parti animaliste. Il y a également Génération-s, de Benoît Hamon, avec qui je souhaite pouvoir travailler à terme », explique David Cormand, secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts.

Entretien avec David Cormand, secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts.

Que retenez-vous du score d’EELV aux européennes ?
Nous avons gagné 230 000 voix par rapport à 2009. C’est la première fois que nous faisons plus de 3 millions de voix en France – l’objectif que nous nous étions fixés – et que nous terminons devant les partis de gauche. Ces résultats nous donnent une responsabilité particulière. Désormais notre horizon, c’est la constitution d’une nouvelle offre politique.

Laquelle ?
Entre le repli xénophobe nationaliste porté par l’extrême droite et le statu quo libéral incarné par Macron, il y a place pour une alternative définie autour de l’écologie. Les modèles issus du monde d’avant font des promesses intenables du fait des limites physiques de la planète. C’est le cas de ceux qui pensent qu’on va régler les problèmes en se claquemurant derrière nos frontières sans prendre en compte ce qui se passe à l’échelle mondiale.
C’est le cas aussi des libéraux qui disent que l’on peut continuer sur le chemin de la croissance en faisant « plus vert », alors que la seule question qui vaille aujourd’hui, c’est d’apprendre à habiter la Terre sans la détruire et sans se détruire. La seule promesse politique crédible, joyeuse, épanouissante, c’est l’écologie.

Comment ?
Nous étions un parti de contre-pouvoir dont l’objet social était d’influencer ceux qui avaient le pouvoir, pour les empêcher de commettre l’irréparable. Demain, nous n’aurons plus vocation à être ceux qui influencent mais ceux qui exercent le pouvoir. Cela passe par une évolution de notre organisation, de notre capacité à rassembler…

« C’est la première fois que nous faisons plus de 3 millions de voix en France. Ces résultats nous donnent une responsabilité particulière. » | THOMAS SAMSON / AFP

C’est le travail que vous avez essayé de conduire en tant que secrétaire national d’EELV ?
Oui, et ce travail n’est pas terminé. Quand J’ai été élu en 2016 avec une nouvelle équipe, tout était exsangue : les finances, le projet, la stratégie… Il fallait tout reprendre. Refaire les fondations. Recréer du lien. Reconstruire des notoriétés. Revoir les ressources humaines.
Nous avons rebâti un projet, fait un gros travail programmatique et de récit, renoué avec les intellectuels, les ONG, repéré et fait émerger de nouvelles personnalités comme Marie Toussaint, Damien Carême, Benoit Biteau, Sandra Regol ou Claude Gruffat, nous avons fédéré des partis écolos concurrents – comme l’Alliance écologiste (AEI) – et nos amis régionalistes. Nous avons changé de stratégie de communication aussi, en bousculant nos codes visuels, en changeant notre façon de porter notre projet.

Et vous avez choisi de présenter une liste aux européennes sans alliances, contrairement à la présidentielle…
C’était un choix extrêmement risqué, qui aurait pu ne pas marcher. Les socialistes nous ont proposé une alliance pour les européennes, en nous mettant en tête de liste comme ils l’ont fait avec Place Publique. Nous avons refusé. Nous avons choisi la clarté.
La grande faute de la gauche ces vingt dernières années, c’est d’avoir été paresseuse intellectuellement en ayant comme seul projet de se rassembler. La politique, ce sont des idées, un récit. Se mettre ensemble ne peut pas être une fin en soi. Ça ne fait pas un projet.

Qu’est-ce qui vous manque encore pour passer du « parti de contre-pouvoir » au « parti de pouvoir » que vous évoquez ?
Il nous faut faire une métamorphose par la création d’un nouveau mouvement ou d’une nouvelle force politique. Cette nouvelle aventure sera à construire d’abord avec les trois millions d’électrices et d’électeurs ayant voté pour nous le 26 mai. Nous voulons aussi nous adresser en priorité à la génération climat et à la société civile écologiste. Mais il est également important de converger avec d’autres forces politiques constituées. Je pense à Delphine Batho et Dominique Bourg, d’Urgence écologie. Je pense aussi au parti animaliste. Il y a également Génération-s, de Benoît Hamon, avec qui je souhaite pouvoir travailler à terme.
Il faut continuer de bâtir l’espoir pour qu’il se déploie sur les territoires dans la perspective des élections municipales. Pour ce scrutin, nous allons construire une boîte à outils de projets (territoires solidaires, engagement citoyen, filières courtes, solidarité intergénérationnelle…). Nous aurons ainsi vocation à construire des projets municipaux avec toutes celles et tous ceux se reconnaissant dans cette boîte à outils. Mais pour nous, c’est clair : ce sera sans la droite. Ni l’extrême droite, ni la droite conservatrice, ni la droite libérale. Donc pas d’alliance avec les Macronistes.

Quel est votre plan de bataille pour ces municipales ?
Avec cette boîte à outils, on propose un cadre, de projet et de périmètre d’alliances possibles. Pour le reste, ce sont les militantes et militants qui agissent sur le terrain. Les alliances possibles dépendront des territoires, mais certainement pas avec la droite.
À Rennes ou Nantes, nous conduirons probablement des listes écolo-citoyennes. Nous ne serons vraisemblablement pas candidats avec les maires sortantes. Face à ces majorités sortantes de gauche, nous proposerons une alternance bienveillante. Et le soir du premier tour, nous verrons qui sera devant…

Avez-vous réellement une capacité à gérer ?
Nous ne sommes jamais pris en défaut sur notre gestion. Nous démontrons plutôt que lorsque nous sommes en capacité de gérer tout en étant inventifs. Cela nous oblige à être plutôt solides, travailleurs, sérieux… Les quelques endroits où on l’a fait, ça marche. Je pense, notamment, à Grenoble ou Bègles. Les bilans y sont bons. Je n’ai pas d’inquiétude.

Vous appelez à une mutation d’Europe Écologie Les Verts. Mais ne risquez-vous pas de retomber dans les vieux travers, les luttes intestines…
Nous avons changé. Nous avons tiré les leçons des échecs. Nous avons analysé les raisons pour lesquelles cela n’a pas marché, notamment les tentations individualistes. D’où la nécessité d’arrêter une stratégie commune. C’est quelque chose que nous avons commencé à faire depuis trois ans. On ne voit plus les Verts se taper dessus. Cela envoie un message à l’extérieur et cela crée une culture interne de partage des responsabilités.

Après ces résultats européens, le risque pour vous n’est-il pas que toutes les listes se verdissent beaucoup ?
C’est ce que tout le monde a essayé de faire durant ces élections européennes. Nous ne sommes pas propriétaire de nos idées, l’important est que l’écologie triomphe. Mais le projet économique et social d’Emmanuel Macron est, lui, incompatible avec l’écologie. Nicolas Hulot l’a d’ailleurs très bien dit. Le résultat des élections montre qu’il y a une règle mécanique : plus on parle d’un sujet sur lequel vous êtes légitime, plus vous êtes renforcé.

Comment ça va se passer au niveau européen ? Allez-vous pouvoir peser ?
Nous serons un peu plus que 75 membres dans notre groupe et nous avons deux leviers à actionner pour peser. Un, les électrices et les électeurs ont beaucoup voté pour nous dans plusieurs pays (Allemagne, France, Scandinavie, Benelux…). Il y a donc une pression électorale forte. Deux, le centre de gravité du parlement s’opère clairement vers l’écologie. Par ailleurs, au sein des Verts, nous sommes le groupe le plus cohésif. Nous avons une méthode de travail où tout est discuté en groupe. Il y a un vrai consensus au final. Tout le monde joue le jeu. On tient les lignes. C’est une force.

La différence entre les Verts français et allemands, ce n’est pas le fonds politique, on pense la même chose, c’est plutôt la culture institutionnelle. Les Verts allemands ont davantage une culture de compromis. Nous en France, avec la Ve République, on est soit dans la majorité, soit dans l’opposition. On a moins cette culture du compromis parce que la Ve République est embolisée par le présidentialisme.

 

Quelle est donc la valeur des 69 arbres qui doivent être abattus très prochainement dans le Parc du Lycée privé Saint-Vincent de Paul à Loos ?

Communiqué de presse

Petit retour sur les épisodes précédents

  En pleine canicule estivale, des Loossois riverains du lycée se sont émus de premiers abattages d’arbres qui annonçaient le début des travaux de réhabilitation du pôle enseignement au sein du Parc Saint-Vincent. L’abattage des arbres a alors été arrêté provisoirement. Il est censé reprendre à l’automne avec le démarrage des travaux du futur pôle résidentiel qui créera 404 logements (social, accession à la propriété, résidence sénior, résidence étudiante, crèche…).

  Cette émotion est intervenue bien après l’expiration des délais de recours judiciaires et administratifs autorisés par la loi en cas d’opposition à un projet d’aménagement. Cette émotion a pourtant continué de croître.

  En effet, jamais la crise du climat n’a été aussi perceptible qu’en cet été 2018, jamais il n’a semblé aussi absurde de laisser abattre 79 arbres adultes et sains, partie d’un parc arboré urbain patrimonial, sans tenter de les défendre.

  Il s’agit pour les habitants mobilisés au sein d’un collectif qui s’est appelé « Nature en vrille à Loos » de tenter l’impossible : faire évoluer ce projet en créant une prise de conscience avec le lancement d’une pétition, une action symbolique d’adoption des arbres à abattre, des courriers d’interpellation aux porteurs du projet, à la Mairie de Loos, à l’Evéché, à la DREAL…

  Une rencontre en mairie, ce 12 septembre dernier, a permis aux différentes parties de ce dossier de se parler. Pour autant, aucune évolution n’a pu être envisagée.

  Le Lycée Saint-Vincent avec l’aménageur Proxity ont défendu les qualités sociales, intergénérationnelles, éducatives, architecturales et même urbaines d’un projet complexe. Or selon eux, son équilibre financier pourrait être remis en cause s’il fallait aujourd’hui encore revoir son schéma d’implantation et donc ses délais de réalisation.

  Un choix d’implantation qui préserve les clairières et qui détruit consciencieusement les groupements d’arbres, voilà justement ce qui est contesté ! Voilà ce qui mérite d’être discuté aux yeux du collectif.

  En effet, la parcelle du pôle résidentiel (3,5 hectares) est divisible en deux parties. Sur un tiers de cette parcelle constructible, est conservé un coeur boisé d’un hectare avec environ 300 arbres. Mais en plus de ce coeur boisé, il y a 120 arbres adultes (certains centenaires) sur les deux autres tiers de cette parcelle en petits regroupements ou en arbres isolés. Les choix d’implantation des futurs immeubles conduisent à en abattre 79 sur ces 120 et à préserver les clairières au sein desquelles il est prévu de planter demain ! C’est quasi un raisonnement par l’absurde.

  Ce qu’affirme également le Collectif, c’est que la valeur de ces 79 arbres n’a absolumenet pas été comprise puisqu’elle est considérée sans importance au regard des autres réalisations du projet.

  Le Collectif souligne enfin que ce projet n’a pas bénéficié d’une étude d’impact. Il en a été dispensé par la DREAL (Direction Régioanle de l’Environnement) à la lecture d’un dossier que lui a présenté le promoteur. Ce dossier ne reconnaissait pas d’impact sur la biodiversité, ne produisait pas d’inventaire faunistique et enfin n’annonçait pas le nombre d’arbres à abattre pas plus que le nombre d’arbres conservés.

  Une telle étude aurait pourtant amené les promoteurs à réfléchir autrement à l’implantation des immeubles (et même à l’entièreté du projet) : en respectant le principe ERC de la Loi Biodiversité : Eviter, Réduire et Compenser tout impact environnemental. Eviter en est le premier objectif.

  Le 12 septembre, il a été annoncé que le chiffre des arbres à abattre sera ramené à 69. En effet, les nouveaux riverains de la rue des temps modernes ont su faire reculer un des futurs immeubles pour préserver leur intimité, sauvant ainsi 8 arbres. Deux autres arbres étant morts de leur belle mort, le compte arrive à 69.

 

Faudrait-il se contenter de cela ?

Nous sommes en coeur de métropole lilloise, à proximité de l’A25 , de la future LINO et de la rue du Maréchal Foch, axes routiers générateurs d’une importante pollution de l’air. Nous sommes au coeur d’une métropole très dense qui doit faire face à la multiplication des épisodes caniculaires comme à l’aggravation des risques d’inondation.

 Dans ce contexte, la préservation d’un coeur arboré de 1 hectare transforme-t-elle l’abattage de ces 69 arbres adultes et sains en quantité négligeable ? Leur disparition est-elle vraiment peu de chose au regard de l’ensemble des bénéfices attendus par la réalisation de ce projet d’aménagement ? Faut-il vraiment arbitrer entre ces arbres d’une part et d’autre part, le maintien et la requalification des établissements scolaires associés à la création d’une offre de logements diversifiés sur Loos ?

 A nos yeux, c’est bien cette opposition qu’il s’agit de dépasser :

– parce que les défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés exigent de trouver des solutions nouvelles qui ne sacrifient pas l’enjeu écologique face aux autres enjeux,

– parce que la valeur écologique de ces 69 arbres n’est pas suffisamment reconnue et qu’elle est très grande,

– parce qu’il nous faut chercher collectivement comment encore améliorer ce projet, dans le respect de la complexité de ses contraintes.

Il se trouve que la lecture du livret pédagogique « l’arbre en milieu urbain, acteur du climat en Région Hauts-de- France » résonne particulièrement avec notre questionnement. Nous avons remis ce document, édité par la Région et l’Adème, à nos interlocuteurs lors de la réunion du 12 septembre. Ils en ont reconnu la grande valeur.

Nous reproduisons ici quelques extraits très parlants qui peuvent nous aider à imaginer des voies de sortie.

 

« L’arbre en milieu urbain, acteur du climat en Région Hauts-de-France »

  Le milieu urbain est surexposé à des risques naturels que le changement climatique va accentuer :

• les inondations,

• la canicule (il peut y avoir plus de 10° de différence entre le coeur urbain et les espaces ruraux).

  Les arbres sont générateurs de services écosystémiques atténuant le changement climatique et permettant de s’y adapter ;

➢ Les arbres raffraîchissent le climat par l’ombre et l’évapo-transpiration qu’ils produisent.

➢ Ils réduisent les émissions de gaz à effet de serre.

➢ Ils produisent de l’oxygène.

➢ Ils captent le carbone (par exemple un chêne pédonculé adulte représente 10 tonnes de CO2 au travers du carbone qu’il stocke dans sa production de bois).

➢ Ils filtrent les particules fines et absorbent les polluants.

➢ Ils retiennent les eaux de surface avec leur système racinaire, tamponnant ainsi l’évacuation des eaux pluviales.

➢ Enfin, les arbres sont des habitats naturels dont dépendent de nombreuses espèces animales (oiseaux, insectes, petits mamifères). Sous les arbres, la litière forestière produit un sol très riche et très utile aux chaînes alimentaires. Le bois mort propre à ces milieux (troncs et branches au sol) fait également partie du cycle de la vie. L’arbre est un atout majeur de la biodiversité urbaine (un chêne pédonculé adulte accueille 423 espèces d’insectes selon l’écologue de la Ville de Lille cité dans la brochure).

  Cette réalité est particulièrement renforcée en milieu urbain lorsqu’il y a groupement d’arbres matures en pleine terre (comme c’est le cas pour ces 69 arbres).

  Notons qu’en Région Hauts-de-France, les espaces boisés représentent 15% des surfaces, ce qui est le plus petit taux national. Et que si l’on se rapporte à l’échelle de l’ancienne Région Nord-Pas-de-Calais, ce taux ne représente plus que 7%, ce qui nous permet d’apprécier particulièrement la valeur de tous petits boisements et même de tout arbre adulte.

  Ce petit livret nous apprend également :

➢ qu’en épisode caniculaire, l’absence de refroidissement nocturne ne permet pas aux organismes de récupérer : déshydratation, coup de chaleur, problèmes respiratoires …

➢ qu’en 2050, la canicule de 2003 pourrait devenir la norme,

➢ que la présence d’arbres matures est un des moyens les plus efficaces pour réduire le phénomène d’îlots de chaleur urbain,

➢ que par ailleurs, les grandes agglomération srégionales sont déjà particulièrement sujettes aux inondations et que cette situation pourrait s’aggraver,

➢ que le feuillage et la tige des arbres retiennent jusqu’à 25% de l’eau qu’ils perçoivent,

➢ que les services rendus par l’arbre et les espaces boisés en ville représentent une véritable valeur économique et sociale (à New-York, chaque dollar investi dans un arbre génère 5,6 dollars de services écosystémiques utiles à la collectivité que ce soit par rapport à l’atténuation des îlots de chaleur urbains, à

la prévention des inondations, ou à l’améloration de la qualité de l’air pour la santé publique),

➢ qu’à ces immenses qualités, il faut également ajouter la valeur patrimoniale, paysagère, affective… que représentent les arbres pour les habitants des villes.

On le comprend, la valeur des 69 arbres adultes à abattre sur le Parc du lycée Saint-Vincent de Paul à Loos est importante. Elle ne peut être réduite à un dommage collatéral inévitable.

 De plus à la lecture de ces informations, cette valeur est bien supérieure à celle des 109 jeunes arbres qu’il est prévu de planter pour les compenser (dont seulement 59 jeunes arbres de haut-jet, le reste en petits arbres et arbustes).

Quelles solutions est-il possible d’envisager collectivement pour que la valeur écologique ou écosystémique de ces arbres soit véritablement reconnue et donc correctement appréhendée ?

 S’il a été possible de reculer un immeuble en sauvant 8 arbres pour ne pas déranger les voisins de la nouvelle rue des temps modernes, ne serait-il pas possible d’en faire autant pour les autres immeubles au bénéfice de la qualité de vie de l’ensemble des Loossoises et des Loossois ?

 Nous comprenons que notre question devrait être ainsi reformulée : comment permettre aux porteurs de ce projet d’aménagement de redéfinir un nouvel équilibre financier qui intègrerait une préservation maximale de ces arbres ? Ou : comment faire face au surcoût engendré par une éventuelle nouvelle étude d’implantation des immeubles et les retards que cela engendrerait ?

 Et nous demandons également, qui peut appuyer une telle démarche et sur quels motifs ? 

Nos différentes recherches nous amènent à proposer quelques pistes de travail pour tenter de répondre à ces questions, pistes qui n’ont pas été explorées jusqu’à maintenant :

➢ la Région et l’Adème soutiennent les projets préservateurs de boisements urbains matures qui jouent un rôle d’atténuation de l’Ilot de Chaleur Urbain. Ils peuvent apporter un appui technique et financier pour permettre au projet de se redéfinir et d’implanter autrement ses immeubles. Plusieurs pistes existent : valorisation en filière bois locales, valorisation des économies en santé publique par rapport à la pollution de l’air ou aux épisodes caniculaires, valorisation des économies publiques relatives à la prévention des inondations…, autres modalités de valorisation des surfaces de plancher…

➢ avec des délais supplémentaires dont les surcoûts seraient pris en charge par la nouvelle définition du projet, il est possible de se donner le temps de travail nécessaire à la sauvegarde des 69 arbres.

 La Mairie de Loos peut certainement appuyer de telles réflexions et la recherche de ces aides financières et de ces conseils techniques auprès de la Région et l’ADEME, comme auprès de la DREAL .

En termes de créativité, de mobilisation et d’intelligence collectives, ce sont des pistes de travail qui nous semblent adaptées à l’ensemble des contraintes évoquées et qui pourraient amener à la définition d’un projet particulièrement innovant et exemplaire, au bénéfice de l’ensemble des acteurs impliqués ainsi que des Loossois.

Surtout, ce projet pourrait servir de projet pilote pour la définition d’une véritable politique de l’arbre en ville à Loos :

– qui s’appliquerait ensuite au terrain que le Lycée cède à la Ville de Loos, mitoyen de la place Thiers, pour un projet d’espace public.

– qui protègerait l’ensemble des arbres matures de la commune, particulièrement sur la zone urbaine fortement arborée entre l’A25, la future LINO et la rue du Maréchal Foch. Cette zone constitue en effet un écran naturel face aux nuisances de ces axes routiers. Elle va sûrement faire l’objet d’une forte convoitise immobilière (comme le Parc Saint-Vincent) et doit être protégée de tels appétits dans le futur PLU2, mieux que ne l’a été le Parc Saint-Vincent.

Samedi 14 balade découverte autour du Parc St Vincent

C’est samedi 14 juillet à 14 heures,

Le poumon vert de Loos à sauver, présentation du projet, passé, présent et avenir ?

Point de rendez-vous, place Thiers, Loos :

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Si vous êtes parmi les heureux défendeurs de nos arbres ! venez avec votre carte ! 
sinon il reste encore quelques arbres à adopter !
Merci pour eux !
 

Faites passer le message. La participation est gratuite

2014 – N°130 : Contribuer plutôt que polémiquer

Au Conseil Municipal, nous constatons que souvent les polémiques dominent les véritables discussions, cest regrettable !

Finances de la ville, projets enterrés, charte des mariages A droite comme à gauche, on en oublie parfois lessentiel pour les loossois-es. Sommes nous constructifs en nous querellant ?

Bataille de chiffres sur le budget : nous pensons que lancienne majorité navait pas prévu de perdre et veillait donc à des finances saines !

Les projets dans notre ville ont été gelés mais à quand les nouveaux projets ?

Les subventions des associations : il fallait remettre à plat son mode dattribution avec transparence, cest fait, mais trop vite et trop durement avec une logique comptable.

Les comités de quartier et le nouveau règlement du Conseil Municipal : nous avons des nouveaux outils, encore en rodageau service des loossois-es.

Les familles roms sur le parking de la prison : ils doivent rester tant que toutes les solutions nont pas été mises en œuvre sur lensemble de la métropole.

Nous, écologistes, comptons bien apporter des critiques, des contributions, des propositions nouvelles et réalistes ! 

Jean-Luc Munro

loosouverte@numericable.fr

(1197 signes)